Choisir ses aliments

Des informations sur les aliments, lesquels consommer, comment les consommer.

Ce que Yuca ne vous dit pas ...

 

 

Scanner les aliments

 

Bons nombres de patients mais aussi beaucoup de mes proches me parlent avec intérêt et engouement de la très célèbre application "Yuca"....

Cette application gratuite est basée sur une base de données collaborative "Open Food Facts" et il est vrai que ces deux aspects vont dans le bon sens.

Mais en tant que naturopathe, je ne peux m'empêcher de penser à l'effet "pervers" de Yuca : elle pousse à consommer des aliments ultra-transformés en toute bonne conscience...

Car il faut être clair : si Yuca alerte bien sur plusieurs facteurs intéressants, elle n'en reste pas moins une application qui vous permet de faire un "choix" entre deux aliments transformés/ultra-transformés.

Quand vous achetez de la viande, des oeufs, des légumes et des fruits frais, vous n'avez pas besoin de scanner un code-barre, ce que vous consommez est "brut" et n''a subi aucune transformation.

Or, les aliments ultra-transformés, même sans additifs ou avec peu d'additifs sont délétères pour la santé.

Voici la classification NOVA  des aliments (INRA), en quatre groupes :

Aliments peu ou pas transformés (Groupe I) sont des aliments qui n'ont reçu aucun ajout d'exhausteur de goût ou conservateur tel que le sucre ou le sel. Des légumes frais ou simplement surgelés. Le riz ou autres céréales, les pâtes sèches sont également des aliments peu transformés.

Les ingrédients culinaires transformés (Groupe II) sont des aliments qui nous sont nécessaires dans la réalisation de nos plats "maison" telle que l'huile d'olive par exemple, que l'on aura obtenu par extraction ou encore la farine pour réaliser une pâte. Ils servent majoritaiement à préparer, assaisonner et cuire.

En revanche, dès lors qu'il y a adjonction (sel, sucre, ferments ...) ou extraction / raffinage,  l'aliment est transformé (Groupe III) :  Ce sont des aliments auquels on a ajouté des ingrédients du groupe II. Les conserves par exemple dans lesquelles on aura ajouté du sel, du sucre ou du vinaigre dans le but d'une meilleure conservation ou des aliments que l'on a cuit pour obtenir un autre aliment (le pain par exemple) ou encore qui ont subi une fermentation comme le yaourt nature.

La catégorie qui pose réellement problème est justement celle pour laquelle Yuca est beaucoup utilisé : les aliments ultra-transformés.

 

Aliments poisons repe rer les pie ges de notre alimentation

 

Ce sont des aliments qui ont été créés pour être prêts à consommer ou se conserver pendant très longtemps. Ils subissent des transformations industrielles : les sodas et boissons sucrées en font partie, de même que les nuggets de volaille ou de poisson, mais encore les yaourts aux fruits ou les crèmes desserts, les céréales du petit-déjeuner, les biscuits, les chips etc...

"tous produits transformés avec ajout de conservateurs autre que le sel (nitrites par exemple), ainsi que les produits alimentaires principalement ou entièrement constitués de sucre, de matières grasses et d'autres substances non utilisées dans les préparations culinaires telles que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés. Les procédés industriels comprennent par exemple l'hydrogénation, l'hydrolyse, l'extrusion, et le prétraitement par friture. Des colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants et d'autres additifs sont souvent ajoutés à ces produits." (INRA).

 

Le souci c'est également que cette application est générée par rapport à une base de données collaborative "open food facts".

Cette base de données a le mérite d'être indépendante mais elle peut comporter des erreurs, comme par exemple les crèmes desserts "pâturage" ci-dessous, classées groupe NOVA 1 alors qu'il s'agit d'un produit ultra-transformé.

https://fr.openfoodfacts.org/produit/3250391540334/creme-dessert-paturages

De même le "coca-cola sans sucre" écope d'un B sur le plan nutritionnel car il ne contient pas de sucre (mais d'un 4 en classification NOVA)! Quel est alors le message passé au consommateur ?

https://fr.openfoodfacts.org/produit/5449000053565/coca-cola-light

Ce que Yuca ne vous dit pas non plus, c'est l'index glycémique des aliments... En effet, seule la quantité de sucres rapides est prise en compte, ce qui induit fortement en erreur le consommateur.

L'index glycémique d'un aliment est la rapidité avec laquelle le sucre va être métabolisé par notre ogranisme. Ainsi des aliments contenant des "sucres lents" sont catégorisés comme peu sucrés et sont donc censés ne pas avoir d'effet sur votre glycémie... Si l'on regarde les "raviolis Panzani" dans la base de données de Yuca, on pourra constater que c'est un aliment ultra-transformé ce qui lui vaut un D en terme de classification NOVA, en revanche, l'intérêt nutritionnel écope d'un B elle aussi...

https://fr.openfoodfacts.org/produit/3038352880305/le-ravioli-pur-boeuf-panzani

Peu de sucre et peu de gras ? Je vous mets au défi de consommer régulièrement des raviolis! je doute fort que vous ne preniez pas de poids... Car ces pâtes de raviolis ont été prè-cuites et lorque vous les réchaufferez, elles se transformeront en sucre rapide, avec toutes les conséquences que cela impose (plus d'informations lors de ma conférence en octobre au Ludion, dans le cadre du "salon du bien-être").

Le Ravioli, Pur Bœuf - Produit

Aussi, avant de télécharger Yuca, pensez plutôt à regarder simplement le nombre d'ingrédients qui composent ce que vous souhaitez acheter : plus de cinq ingrédients, vous pouvez reposer votre produit sans même le scanner ;-)

Les carottes qui constipent, une idée reçue !

 

Carottes 1

 

La carotte, un légume racine à cuisiner plus souvent !

 

Un petit article aujourd'hui court et simple pour relayer et démentir un apriori sur nos pauvres carottes : elles ne constipent pas !

 

Bien sûr, c'est le choc ... Depuis toujours, en cas de désordre digestif, diarrhée, gastro-entérite et autre charmants virus, que l'on ait 8 mois 30 ou 60 ans, la carotte était notre meilleure amie !

Amie carotte 2

 

Aussi, lorsqu'en consultation, on me dit ne pas manger de carottes pour éviter la constipation, j'explique que la carotte ne constipe pas, mais au contraire, régule le transit !

 

Car la carotte, est riche en fibres : ces fibres ont une grande capacité à retenir l'eau ce qui est utile en cas de diarrhée. Pour autant, lorsque le transit est normal ou ralenti, ces fibres sont douces et participent à réguler le transit intestinal.

 

Ainsi, râpées finement, en petite quantité en début de repas, elles favorisent le transit tout en amenant des antioxydants (le fameux bêta-carotène) qui permettent de lutter contre les radicaux-libres.

Elles permettent également de lutter contre le cholestérol grâce à leur pectine (une variété de fibres).

 

Carottes rapees

 

Lorsqu'elles sont cuites, leurs fibres douces permettent de retenir l'eau : elles améliorent donc la consistance des selles...

Ainsi en cas de diarrhée, une soupe de carotte ou une purée de carottes sera tout à fait bénéfique pour ramener une consistance de selles normales.

Si le transit est normal ou un peu fainéant, une purée de carottes ou une soupe de carottes ne le ralentira pas pour autant ! Et cuire les carottes rendrait les caroténoïdes plus disponibles (avec un peu de matières grasses de bonne qualité car les caroténoïdes sont liposolubles, c'est-à-dire solubles dans le gras).

Cerise sur le gâteau, la carotte regorge de vitamines et de minéraux : le bêta-carotène cet anti-oxydant précurseur de la vitamine A (une vitamine très importante pour la vue et la peau notamment), est excellent pour la santé. 

La luthéine et la zéaxanthine, deux autres bêta-carotènes, sont également excellents pour les yeux : ils diminuent le risque de développer une cataracte.

 

Vision

 

La carotte comporte également des vitamines B (notamment de la B6), et de la vitamine K, (vitamine qui permet la coagulation de votre sang), et elle est très alcalinisante, plutôt intéressant pour contrer l'acidité métabolique liée à nos modes de vie.

Une dernière information sur la carotte : son goût sucré prête à dire qu'elle est calorique et apporte beaucoup de sucre.... Encore une idée reçue puisque ses fibres abaissent le passage du sucre dans le sang, son index glycémique est donc bas (16 quand elle est crue et un peu moins de 50 quand elle est cuite), bien plus bas que celui de la pomme de terre !

 

Conférence sur le sucre du 14 octobre 2018

Comme promis, à la fin de la conférence que j'ai donné le 14 octobre dernier sur le sucre, je matérialise ici quelques sources qui m'ont permise de "creuser" le sujet sous toutes ses coutures !

 

 

Masques halloween bonbons

 

 

  • JAMA Internal medecine « Sugar Industry and Coronary Heart Disease Research” nov 2016
  • PubMed, (moteur de recherche d’études de biologie et de médecine)
  • Nutrition Journal, Ian Myles, chercheur au National Institutes of Health .
  • Alternative santé – La glycation -15/04/2015
  • Futura science “Santé cardiaque : l’industrie du sucre rejette la faute sur le gras”
  • “Sucre : un tueur en série” – Conférence du Professeur Castronovo
  • “Sucre le doux mensonge”, par Michèle Hozer, diffusé sur Arte .
  • « Le sucre ou la vie », Bruno Kleiner, Naturopathe
  • « Sucre, l’amère vérité », Robert Lustig, endocrinologue pédiatrique
  • « L’addiction au sucre selon le chercheur au CNRS Serge Ahmed »(voir sur mon site les vidéos « on ne nous dit pas tout »).

 

Egalement, les différents noms du sucre :

 

 

Detecter les etiquettes

Les dangers du sucre

Du sucre oui, mais pas trop ... 

 

Gouter pain au chocolat

 

Beaucoup de parents viennent chercher leurs enfants à l'école et amènent leur "goûter" :

Un pain au chocolat et une brique de jus de fruit, un paquet de gâteaux et une boisson chocolatée, des brioches fourrées à toutes sortes de choses dans de jolis sachets plastique avec une eau aromatisée etc...

Et la propagande abonde dans ce sens : le jus de fruit pour les vitamines, la brioche pour les glucides etc...

Malheureusement, composé majoritairement de sucres rapides, ce type de goûter, n'apporte pas ou peu de nutriments...

 

 

Sucre

 

Loin de moi l'idée de culpabiliser les parents qui, après une longue journée de travail, où l'enfant n'a pas d'autres choix que de "subir" le rythme effréné des adultes, ont envie de faire plaisir à leur enfant (et se demandent aussi si il a bien mangé à la cantine!). Cette culpabilité parentale, je la perçois ! Quoi de mieux qu'un plaisir sucré (et gras la plupart du temps!) pour se retrouver... 

Or, il faut rappeler plusieurs choses :

 

  • La nourriture sert à alimenter notre organisme afin qu'il puisse assurer toutes les fonctions vitales et plus encore
  • L'alimentation dans l'enfance est une "éducation" et conditionne bien souvent les réflexes des adultes
  • Le sucre "raffiné" n'a aucune valeur nutritive et n'a pour conséquence que de mettre à mal le pancréas, en plus de créer descarences quand il est consommé en excès : pour métaboliser le saccharose, différentes vitamines et minéraux sont indispensables : trop de sucre entraine bien souvent des carences (vitamines B, magnésium ..).

N'allez surtout pas croire que le sucre est le carburant du cerveau! Ce type de sucre n'est utile en rien pour l'organisme (sauf plaisir de temps en temps) : le glucose, dont notre cerveau a besoin, est produit à partir de glucides complexes (féculents, légumineuses, céréales etc.) et même à partir des protéines ou des lipides si les glucides sont en quantité insuffisante.

Par contre, ayez à l'esprit que depuis quelques décennies, la consommation de sucre a explosé: selon le Dr Abram Hoffer (1917-2009) «Au cours des 300 dernières années, la consommation de sucre dans le monde est passée de moins de 2,3 kg par an et par personne à plus de 46 kg par an et par personne. Et cela est un chiffre moyen calculé en incluant les bébés et les personnes qui, avec sagesse, ne consomment que très peu de sucre. Ce qui veut donc dire qu'un grand nombre de personnes consomment plus de 90 kg de sucre par an..."

Et cela conjointement à​ l'obésité et au diabète ainsi que beaucoup d'autres maladies "de civilisations", comme l'affirment plusieurs études.

Le sucre est partout : on l'ajoute dans nos boissons chaudes, et dans nos yaourts, dans les plats préparés et la charcuterie (tous les ingrédients se terminant en "ose" sont des sucres) sans compter les petites douceurs comme le chocolat les biscuits ou tout simplement les bonbons. Il suffit de faire le compte sur la journée pour s'apercevoir que les sucres "cachés" sont nombreux. Ainsi, si l'on consomme un petit déjeûner à base de céréales et de lait (soit 2 carrés de sucre), que l'on finit son repas par une crème dessert (5 à 6 carrés de sucre), que l'on prend au gôuter une petite brioche (1 carré) et un verre d'ice tea (5 carrés) etc... La somme de sucre totale à la fin de la journée est faramineuse !

Pas la peine de culpabiliser pour autant : tout nous pousse à avoir ce type de comportement : les médias pour commencer (voir l'affiche ci-dessous des années 50, publiée par Thierry Souccar), les publicités ciblées (entre les dessins-animés), les panneaux publicitaires et même ... L'éducation nationale !

 

Propagande sucre annees 50

 

 

En effet, nous avons échappé de peu à l'enseignement de la nutrition dans les écoles par le CEDUS (Centre d'Etudes et de Documentation du Sucre), puissant lobby du sucre. Un accord prévoyait que le CEDUS « élabore et diffuse des supports d’information, la réalisation d’actions d’information, l’organisation de conférences et de visites d’entreprises, l’accueil de jeunes et d’enseignants dans le cadre de manifestations publiques. »

Fort heureusement, le gouvernement est revenu sur cette décision et le CEDUS ne reste qu'un "partenaire" de l'éducation nationale pour l'information sur le sucre. Le magazine "Que Choisir" l'avait d'ailleurs dénoncé.

Alors que donner à nos enfants à la sortie de l'école ? Des choses simples telles que :

une banane, des clémentines, une petite pomme à croquer...

De l'eau, seule boisson indispensable (attention, le lait est un aliment et non une boisson)

Et pourquoi pas quelques amandes ou noisettes (en fonction de l'âge de l'enfant) avec quelques carrés de chocolat noir ?

Bien sûr, un pain au chocolat de temps en temps, pour le plaisir, n'a jamais tué personne ! mais rappelez vous que vous donnez à vos enfants les habitudes alimentaires des adultes qu'ils deviendront ... Et "clore" la journée par des gâteaux, viennoiseries et boissons sucrées risque de donner des adultes qui auront "besoin" de consommer quelque chose de sucré en rentrant chez eux après une journée de travail par exemple...

Pour en savoir plus sur le sucre, je vous invite à visionner cash investigation : "Sucre : comment l'industrie vous rend accro"

 

 

 

 

 

Eco-consommation, directement du producteur au consommateur

Manger mieux, mangez juste !

 

Dans votre quartier.

Pour vous, votre famille.

Des offres avantageuses de produits frais, en direct des producteurs.

 

C'est la Ruche qui dit Oui

 

"La ruche qui dit oui" est un concept qui permet d'acheter directement au producteur, en évitant ainsi les marges de plusieurs intermédiaires.

Elle offre des produits frais de qualité (viandes, légumes, pain, ...), à un prix juste, ainsi qu'une rémunération à sa juste valeur au producteur.

Tout le monde peut monter une ruche ! Ainsi la personne qui décide de mettre en place une ruche trouve des producteurs, les consommateurs et organise la livraison et la réception des commandes. Elle perçoit alors une petite commission ce qui lui permet un complément de revenus.

Venez vite rejoindre la ruche la plus proche de chez vous !

 

La spiruline, un aliment d'exception

La spiruline, micro-algues consommées depuis plusieurs siècles, est un concentré de nutriments, faible en calories.

 

Spiruline

 

En fonction de la souche, les propriétés varient  mais certaines valeurs, pour avoir été analysées à plusieurs reprises, restent élevées :

Riche en protéines de qualité (60 à 70%), la spiruline contient notamment :

Des vitamines :

A, B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9 (acide folique), B12, E.

Un défaut de vitamine B12 mène à l'anémie pernicieuse, frèquente chez les personnes âgées les végétariens et les végétaliens.

Des minéraux et oligo-éléments :

Phosphore, magnésium, fer, zinc, lithium, calcium, sodium, manganèse, sélénium, cuivre ...

Le fer : Il est présent en grande quantité (12 fois plus que les lentilles et 40 fois que les épinards) et surtout, il est bien plus assimilable que celui contenu dans la viande. Il vous suffit de l'associer à une source de vitamine C pour le fixer (un jus d'orange pressée par exemple) .

Des acides-gras essentiels (que notre corps ne peut pas synthétiser) :

Notamment un taux élevé d'acide gamma-linolénique (source la plus importante après le lait maternel) qui joue un rôle clé au niveau de la régulation des mécanismes cellulaires.

Des pigments :

Entre autres de la chlorophylle, du bêta-carotène, de la superoxyde dismutase de la phycocianine (pigment bleu naturel) connus comme de puissants antioxydants (lutte contre les radicaux libres)

A noter que la spiruline contient 20 fois plus de bêta-caroténe que la carotte. C'est l'aliment le plus riche en bêta-carotène.

Des acides aminés (dont 7 des 8 essentiels) :

Dont notamment l'isoleucine, la leucine, la tyrosine, l'arginine, la théonine, la lysine.

Les propriétés de la spiruline ne s'arrête pas là.

Plusieurs études ont démontré que la spiruline pourrait avoir des effets thérapeutiques remarquables tel que le rapporte le "journal of apllied phycology", Belgique,1993.

Ainsi, la spiruline normaliserait les taux de cholestérol et de glucose (diabète), normaliserait la tension, aurait un effet sur l'obésité, en plus d'un effet protecteur face aux rayons...

Pour finir, je vous invite à lire la conclusion d'une thèse de doctorat en pharmacie sur la spiruline, de Sébastien SGUERA (déc 2008) :

"Depuis la nuit des temps, il existe sur Terre une source nutritionnelle et thérapeutique naturelle sans égale. Richesse protéique, acides-aminés essentiels, acides-gras essentiels, complexes vitaminiques multiples, fer biodisponible, activités antioxydantes, anti-inflammatoires, anticancéreuses, antivirales, immunomodulatrices, tout ceci condense dans une simple algue bleue microscopique nommée Spirulina platensis.

Plus connue sous le nom de spiruline, cette cyanobactérie est aujourd'hui reconnue et utilisée dans les pays en voie de développement pour ses propriétés nutritionnelles pour lutter contre la malnutrition. Il est prouvé qu'une consommation régulière de spiruline permet a des enfants dénutris de suppléer aux besoins nutritionnels essentiels qu'une alimentation peu diversifiée ne peut leur apporter. C'est aussi dans le but de lutter contre la malnutrition que de nombreuses ONG viennent apporter leur aide, de part le monde, aux populations pauvres pour permettre un développement local et une gestion autonome de la culture de spiruline.

Dans les pays développés, même si la spiruline n’a suscité l’intérêt des scientifiques que tardivement, elle jouit aujourd'hui d'un insert grandissant grâce a ses multiples propriétés thérapeutiques. Ces effets bien qu'étant plus préventifs que curatifs, en font un complément alimentaire de choix pour prévenir la survenue de maladies tels que les maladies cardiovasculaires, les cancers ou les infections virales, mais aussi pour diminuer les effets secondaires de traitements médicamenteux lourds tels que le sont les traitements anti-néoplasiques ou anti-retroviraux. Pour une fois, le terme d'aliment fonctionnel pourrait être employé a juste titre, tant le nombre et la qualité des études scientifiques portant sur la spiruline attestent de sa réelle valeur nutritionnelle et de certains effets thérapeutiques.

Au vu de toutes ces propriétés, les professionnels de l'industrie cosmétique, pharmaceutique ou agro-alimentaire, ont pris conscience de l'énorme potentiel commercial de l'algue bleue. Pour le moment, les produits à base de spiruline sont encore peu nombreux, mais à l'heure actuelle ou fleurit le concept de la nutrition santé, il est certain que le marche des micro algues alimentaires, avec comme chefs de files Spirulina platensis et Chlorella vulgaris, est a l'aube d'une croissance mondiale importante. Dans les années a venir, nos assiettes risquent fortement d'être remplies de micro-algues alimentaires sous une forme ou sous une autre.

Spirulina platensis apparaît comme l'aliment santé de demain. Au vu de tous ces éléments, l'algue bleue semble donner tout son sens au célèbre aphorisme d'Hippocrate : "Que ta nourriture soit ton médicament "."

 

 

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Le mythe des féculents ...

L'index glycémique, un outil pour retrouver un poids santé et pour vivre longtemps !

C'est en faisant des recherches sur le diabète que les Professeurs David J. Jenkins et Wolever, chercheurs à la faculté de nutrition et de métabolisme de l’université de Toronto (Canada), découvrirent dans les années 80, que "les sucres lents", tant conseillés aux diabétiques pour réguler leur glycémie, ne se valaient pas tous...

Car aussi incroyable que cela puisse paraitre, personne ne l'avait vérifié avant eux...

Avant cette petite révolution, les glucides étaient présentés comme des "sucres lents ou rapides" uniquement en fonction de leur strucure moléculaire.

Petit rappel ...

Glucides simples et complexes:

Les glucides sont classés, selon leur structure biochimique, en glucides simples ou complexes.

Les glucides simples sont composés d'une molécule simple (fructose, glucose, lactose ...) ce qui rend leur digestion et leur assimilation faciles. Cette assimilation rapide et facile conditionne cependant une élévation rapide du taux de sucre dans le sang. L'organisme sécrète alors de *l'insuline pour ramener à un taux normal le taux de sucre dans le sang (glycémie).

*L'insuline est une hormone qui stabilise, entre autres,  le taux de glucose dans le sang.  Le maintien d'une glycémie correcte est nécessaire au fonctionnement de notre organisme et notamment au cerveau (organe glucodépendant).

Ainsi, en hypoglycémie, l'organisme va aller puiser dans les réserves de glycogène (grâce au glucagon, hormone antagoniste de l'insuline). En hyperglycémie il va mettre en réserve l'excédent grâce à l'insuline. Mais si le stock est à saturation, le glucose sera alors converti en triglycérides (graisses corporelles) ...

En plus de solliciter le pancréas, l'insuline va augmenter le stockage des graisses alimentaires prises au cours du même repas !

Exemples d'aliments contenants des glucides simples : sucre blanc, bonbons, fruits, lait...

Les glucides complexes quant à eux sont composés de molécules complexes. La digestion est retardée car l'organisme doit d'abord "démanteler" les molécules afin de les rendre assimilables par l'organisme.

Leur assimilation est donc retardée ce qui évite ainsi la hausse brutale du taux de glucose dans le sang.

Exemples d'aliments contenant des glucides complexes : Pain (céréales), pomme de terre (amidon), riz, pâtes, légumineuses etc...

Mais constatant que les régimes donnés aux diabétiques, basés sur les "sucres lents" n'étaient pas satisfaisants,  Jenkins et Wolever menèrent des expériences afin de mesurer le taux de glucose dans le sang après ingestion de différents aliments. Pour comparer les glucides entre eux, ils mirent au point "l'index glycémique".

Quelques explications ...

Index Glycémique (IG) des aliments

C'est une mesure qui permet d'apprécier la glycémie après ingestion d'un aliment.

On compare l'ingestion de 50 g de glucose, qui donne un index glycémique de 100, à l'ingestion de 50 g de glucides.

Ainsi, ils découvrent que parmi ceux qu'on appelle encore aujourd"hui les "féculents", certains se comportent comme des glucides simples, donc des "sucres rapides" ...

Ceci est lié en partie au type d'amidon (amylose / amylopectine): Par exemple, l'amidon qui compose la farine de blé et celui qui compose les lentilles sont différents : l'index glycémique de la farine de blé est de 85 alors que celle des lentilles est de 25...

Par ailleurs, de nombreux facteurs  influent sur l'index glycémique des aliments :

l'association de fibres : Elles vont retarder l'assimilation du glucose. Voilà pourquoi il est toujours plus intéressant de consommer un fruit entier plutôt que son jus. De même les pâtes et riz complets, qui contiennent encore l'enveloppe du grain comportent plus de fibres et donc un index glycémique plus bas.

- l'association de lipides et de protéines : elles vont également ralentir l'assimilation du glucose du fait d'une digestion plus complexe et plus longue.

- La cuisson des aliments : elle augmente considérablement l'index glycémique. Des pâtes "al dente" ont un index glycémique plus bas que des pâtes trop cuites.

- La maturité des végétaux : La banane verte a un taux glycémique bien plus bas qu'une banane bien mûre.

Enfin, d'autres composants influent sur le taux de glycémie. C'est le cas notamment de la cannelle qui abaissent la glycémie ! Au contraire, le sel augmente l'indice glycémique des aliments...

Pour économiser votre organisme et atteindre un poids santé, consommez les aliments à IG bas le plus souvent possible. Pour vous y aider, retrouvez un grand nombre d'aliments dans le tableau des aliments et leur index glycémiques.