Christelle Deloges

Santé

Des articles autour de la santé, vaccination, microbiote, maladies, plantes, huiles essentielles ...

  • J'ai mal au ventre.. Et si c'était l'intestin irritable?

     

     

     

    Vue face jeune femme veste sombre souffrant maux estomac fond rose

     

     

    Colon irritable, syndrôme de l'intestin irritable (SII), colopathie fonctionnelle : tous ces termes désignent des pathologies bénignes mais très déplaisantes voire très douloureuses du système digestif.

    Alternance de constipation, diarrhées, douleurs spasmodiques de l'intestin, mais aussi maux de tête et fatigue composent généralement les caractéritiques.

    Bien que cette pathologie ne soit pas dégénérative, les symptômes en revanches sont pénibles, peuvent avoir un retentissement social important, avec évidemment, à plus ou moins long terme, des répercussions sur le moral. 

    Vie sociale compliquée, décrédibilisation, cette maladie était même taxée de "psychosomatique" il y a encore quelques années...

    Des examens sont toutefois indispensables afin d'éliminer des pathologies pour lesquelles un traitement médical est nécessaire (diverticulite, polypes, vésicule biliaire, foie, appendicite..).

    Si comme pour beaucoup de patients qui viennent me consulter, les examens prescrits par le médecin sont normaux et les médicaments prescrits apportent peu d'amélioration, alors une consultation en naturopathie ne peut qu'améliorer la situation : des solutions existent pour soulager ces maux car le cursus de naturopathie est consacré en grande partie au système digestif et à la nutrition.

    Ainsi, grâce à un examen minutieux des habitudes alimentaires mais aussi une bonne prise en charge du stress souvent associé (responsable en partie de la perméabilité intestinale), la remise en état la barrière intestinale et le rééquilibrage du microbiote apportent de grands soulagements.

    Le rôle de  la barrière intestinale composée de cellules appelées les "villosités" n'est pas négligleable: elle permet en  effet d'assimiler les nutriments et de retenir les grosses molécules moins digestes, voire même toxiques. Cette barrière intestinale joue également un grand rôle dans notre immunité. 

    En corrigeant les habitudes de vie, en expliquant bien évidemment les causes de ces symptômes (stress, FODMAP, intolérances alimentaires, candidoses, déséquilibres du microbiote...), le naturopathe, véritable éducateur de santé, vous permet de prendre en main votre santé pour un mieux-être aux multiples conséquences.

    En effet le microbiote, et plus globalement le système digestif, se place au coeur de la santé tant ses fonctions sont vastes sur le plan digestif, immunitaire et même... émotionelle.

    Alors ne soyez pas désespérés: une amélioration, quelquefois même un retour à la normale, est possible !

     

    Le saviez-vous?

    L'expression "comment ça va?" vient de l'expression "comment ça va à la selle?" : il y a quelques siècles, à la fin du moyen-âge, les médecins se basaient principalement sur les selles et les urines pour "soigner" leur patient. Le fait d'aller ou non à la selle, la consistance mais aussi l'odeur et la couleur des selles les renseignaient sur une potentielle pathologie digestive ;)

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  • Les carottes qui constipent, une idée reçue !

     

    Carottes 1

     

    La carotte, un légume racine à cuisiner plus souvent !

    Un petit article aujourd'hui court et simple pour relayer et démentir un apriori sur nos pauvres carottes : elles ne constipent pas !

    Bien sûr, c'est le choc ... Depuis toujours, en cas de désordre digestif, diarrhée, gastro-entérite et autre charmants virus, que l'on ait 8 mois 30 ou 60 ans, la carotte était notre meilleure amie !

    Amie carotte 2

     

    Aussi, lorsqu'en consultation, on me dit ne pas manger de carottes pour éviter la constipation, j'explique que la carotte ne constipe pas, mais au contraire, régule le transit !

    Car la carotte, est riche en fibres : ces fibres ont une grande capacité à retenir l'eau ce qui est utile en cas de diarrhée. Pour autant, lorsque le transit est normal ou ralenti, ces fibres sont douces et participent à réguler le transit intestinal.

    Ainsi, râpées finement, en petite quantité en début de repas, elles favorisent le transit tout en amenant des antioxydants (le fameux bêta-carotène) qui permettent de lutter contre les radicaux-libres.

    Elles permettent également de lutter contre le cholestérol grâce à leur pectine (une variété de fibres).

     

    Carottes rapees

     

    Lorsqu'elles sont cuites, leurs fibres douces permettent de retenir l'eau : elles améliorent donc la consistance des selles...

    Ainsi en cas de diarrhée, une soupe de carotte ou une purée de carottes sera tout à fait bénéfique pour ramener une consistance de selles normales.

    Si le transit est normal ou un peu fainéant, une purée de carottes ou une soupe de carottes ne le ralentira pas pour autant ! Et cuire les carottes rendrait les caroténoïdes plus disponibles (avec un peu de matières grasses de bonne qualité car les caroténoïdes sont liposolubles, c'est-à-dire solubles dans le gras).

    Cerise sur le gâteau, la carotte regorge de vitamines et de minéraux : le bêta-carotène cet anti-oxydant précurseur de la vitamine A (une vitamine très importante pour la vue et la peau notamment), est excellent pour la santé. 

    La luthéine et la zéaxanthine, deux autres bêta-carotènes, sont également excellents pour les yeux : ils diminuent le risque de développer une cataracte.

     

    Vision

     

    La carotte comporte également des vitamines B (notamment de la B6), et de la vitamine K, (vitamine qui permet la coagulation de votre sang), et elle est très alcalinisante, plutôt intéressant pour contrer l'acidité métabolique liée à nos modes de vie.

    Une dernière information sur la carotte : son goût sucré prête à dire qu'elle est calorique et apporte beaucoup de sucre.... Encore une idée reçue puisque ses fibres abaissent le passage du sucre dans le sang, son index glycémique est donc bas (16 quand elle est crue et un peu moins de 50 quand elle est cuite), bien plus bas que celui de la pomme de terre !

     

  • La Diphtérie

    Quelles sont les maladies contre lesquelles on nous vaccinait, avant le 1er janvier 2018 ?

     

     

    Vaccinations

     

    En France, pour ceux nés avant le 1er janvier 2018, la seule vaccination obligatoire est la primo-vaccination du D.T.P.(Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite), c'est à dire 2 injections à 2 et 4 mois et un rappel à 11 mois. Sur les 29 pays européens, seuls 10 pays obligent à la vaccination du D.T.P. (soit un tiers).

    En France, après la primo-vaccination obligatoire, les rappels sont recommandés, sauf pour la poliomyélite où les rappels sont obligatoire jusqu'à l'âge de 13 ans. 

    La vaccination du B.C.G. ayant été rendue facultative à partir de 2007, elle reste cependant conseillée notamment en île-de-France. Mais contre quelles maladies nous protége t-on ?

    LA DIPHTERIE

    La diphtérie : Dans le monde, elle touche majoritairement les enfants de 6 mois à 15 ans (En France, seulement 4 cas de diphtérie entre 2002 et 2010, tous importés). Elle est due à une bactérie qui, en déversant ses toxines, s'attaquent aux muqueuses de la gorge, parfois du nez et du larynx ce qui entrainent différents symptômes. La forme la plus bénigne est la diphtérie nasale : il s'agit d'un coryza (écoulement par le nez, souvent unilatéral) souvent avec des croûtes et quelque fois du sang. Le malade est alors immunisé mais devient un porteur sain. 

    La forme la plus connue car impressionnante est l'angine diphtérique. : Sa principale manifestation est une infection des voies respiratoires supérieures avec une fièvre modérée, une mauvaise haleine ainsi que des vomissements. Elle fait penser à une banale angine. Ce qui la distingue c'est le gonflement du cou (oedème), des maux de tête, et souvent la présence de « fausses membranes » blanchâtres ou grisâtres (diphteria en grec signifie "membrane") qui s'étendent rapidement au niveau des amygdales ou dans le nez, rendant difficile la respiration.

     

    3 dipth throat

     

    La contamination : La diphtérie est très contagieuse : éternuements et toux sont suffisants pour transmettre la maladie. Plus rarement, du lait cru contaminé ainsi que les animaux (y compris de compagnie) peuvent être vecteurs de la maladie. L'incubation est de 2 à 5 jours.

    Traitement :Un sérum antitoxinique est administré le plus tôt possible pour stopper les toxines. En parrallèle, un traitement antibiotique est mis en place pour tuer les bactéries. Selon l'OMS, environ 10 % des personnes meurent de la diphtérie (comprenant des personnes ayant reçu un traitement).

    Traitement non conventionnel : Le Dr Neveu rapporte au milieu du 20eme siècle des cas de guérison grâce au chlorure de magnésium (travaux du Dr Delbet).

    Fréquence :En France, le dernier cas autochtone déclaré date de 1989, et le dernier décès de 1982. Après plus de dix ans sans aucun cas notifié, 4 cas ont été rapportés entre 2002 et 2010, tous importés.

     

    La diphterie 6 638

     

    Controverse : Dans les pays en voie de développement, une certaine immunité naturelle est acquise, des souches de diphtéries, surtout cutanées étant encore très présentes. L'éradication de la diphtérie en France grâce à la vaccination (obligatoire depuis 1938 en France mais effective seulement à partir de 1945) est en effet sujet à controverse...

    "En 1975, l'OMS publiait un document intitulé Quelques problèmes non résolus dans la diphtérie relevant que le vaccin n'était pas toujours efficace individuellement, et qu'il fallait une vaccination presque universelle des jeunes enfants pour contenir la maladie (division par mille du nombre de cas). Le degré de protection conféré par la vaccination avec l'antitoxine n'est souvent guère satisfaisant. 7 à 10 % des cas de diphtérie signalés aux États-Unis se déclarent chez des sujets complètement immunisés selon leur dossier, selon le rapport annuel de surveillance de la Diphétrie de l'US Communicable Disease Centre. Deuxièmement, il a été clairement montré par Frost en 1928, que l'immunité antidiphtérique est fréquente au cours de la première enfance à la suite d'infections cutanées impliquant C.Diphtheria (diphtérie cutanée) et dont les signes cliniques sont très ténus sinon absents. Il n'est donc pas possible de savoir dans quelles proportions l'immunité est acquise par voie de vaccination ou autrement."

    D'après plusieurs données, il apparait que les cas de diphtérie sont plutôt corrélés aux conditions de vie...

  • Flan sans gluten ni lactose

    Flan maison, sans gluten ni lactose ... Délicieux !..

     

    Cousin du clafoutis et autre far breton, le flan qu'il soit aux oeufs ou patissier reste un grand classique, nutritif et facile à réaliser. Cette recette vous permettra de réaliser des crèmes vanilles, un flan patissier ou tout simplement un flan.

     

     Flan 2

    Ingrédients (pour 8 personnes) :

    1/2 litre de lait de riz

    3 oeufs

    120 g de sucre

    2 sachet de sucre vanillé ou 2 c. à c. d'extrait de vanille

    40 g de farine de riz

    40 g d'amidon / fécule de maïs

     

    Préparation (10 mn) :

    Mettre le lait à chauffer

    Pendant ce temps, battre les oeufs avec le sucre

    Ajouter la farine de riz et la fécule de maïs puis la vanille

    Lorsque le lait est bien chaud, le verser sur la préparation en remuant bien

    Remettre la préparation sur le feu et porter à ébullition sans cesser de mélanger

    Laisser la crème sur le feu jusqu'à ce qu'elle épaississe

    Crèmes :

    Disposer dans des ramequins, laisser refroidir puis mettre au réfrigérateur

    Flan patissier :

    Laisser refroidir un peu la préparation puis la verser sur la pâte que vous aurez piqué à l'aide d'une fourchette, enfourner 40 mn à 180 ° dans le four chaud.

    Flan :

    Beurrer un moule à tarte et verser la préparation. Enfournez à 200°. Le flan est prêt quand il est bien doré. Laisser refroidir avant de déguster.

     

    Bon appétit !

     

     

     

  • Le nigari (chlorure de magnésium)

     

     

     

    Nigari 2

     

    Le nigari est le nom japonais du chlorure de magnésium. Ce sel contient près de 90% de magnésium. Ses puissants effets immuno-stimulants ont été démontrés par Pierre DELBET.

    On le trouve en magasin bio et l'avantage est qu'il est peu honéreux (compter 5€ pour un gros paquet).

    Le goût est assez désagréable et rappelle le goût de l'eau de mer ... en plus amer ...

    Il agit, non pas en détruisant microbes, mais en stimulant les globules blancs. C'est eux ensuite qui livreront la bataille mais avec l'avantage du nombre!

    Préparation: Diluer 20g de nigari (soit environ 2 c. à s. rases) dans un litre d'eau pure. Agiter un peu la bouteille pour accélérer la dissolution du sel. Laisser reposer au frigo (pour atténuer l'amertume). Le nigari se conserve très bien plusieurs mois, même à température ambiante.

    En externe: Blessure, brûlure. Appliquer directement.

    En interne: En cas d'infection (angine, grippe, gastro-entérite ...), la posologie pour un adulte est d'un verre de la préparation toutes les trois heures (2 à 3 fois dans la journée maximum, en fonction de la tolérance). Attention, le nigari est laxatif (mais vous pouvez le prendre en cas de gastro-entérite car il va accélérer le nettoyage du virus). Les premiers signes d'amélioration apparaissent justement suite à la diarrhée provoquée par le nigari. Il faut ensuite réduire la dose et bien s'hydrater pour palier à la diarrhée.

    Contre-indications : Etat hémolytique, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque (sel !) hémophile. En cas d'hypertension, demander conseil à votre thérapeute.

     

    Sous forme de cure magnésienne (pas en continu), à raison de quelques centimètres de la préparation dans un verre (selon la tolérance) tous les matins, le nigari stimule l'immunité. Il agit sur le moral, la fatigue physique et nerveuse en comblant les carences en magnésium très courantes dans notre société.

    Par ailleurs, son effet laxatif aide à lutter contre la constipation.

    Marie-France Muller, naturopathe, a rédigé un ouvrage assez complet intitulé  "le chlorure de magnésium, un remède miracle méconnu". Elle y donne également les doses pour les enfants.