Qu'est ce que la naturopathie ?

"LE MICROBE N'EST RIEN, LE TERRAIN EST TOUT" Antoine Béchamp

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La naturopathie est définie par  l'O.M.S. (Organisation Mondiale de la Santé) comme une médecine traditionnelle occidentale.

 

La naturopathie considère que lorsque la maladie s'installe c'est que l'organisme le permet : c'est donc une défaillance de l'organisme qui crée la maladie.

 

A la différence de la médecine conventionnelle (allopathique), qui va s'attaquer à la maladie, la naturopathie va relancer le système immunitaire en recherchant ses défaillances et en les corrigeant (carences, allergie alimentaire, mauvaise association ...).

 

De cette façon, l'organisme peut utiliser toutes ses fonctions immunitaires qui sont optimisées.

 

Cette approche présente plusieurs avantages :

 

  • En supprimant la cause du symptôme, on évite ainsi que cette même cause provoque un autre symptôme (par exemple, supprimer un mal de tête lié à une intolérance alimentaire ne réglera pas le problème, l'intolérance alimentaire se manifestera autrement).
  • Le naturopathe ne prescrit pas de substances iatrogènes.
  • C'est une médecine de long terme car le thérapeute transmet son savoir en rendant le patient acteur de sa santé.
  • C'est une médecine préventive.
  • Elle s'inscrit en complément d'un traitement médical qu'elle va optimiser.

 

La naturopathie n'a rien d'ésotérique comme certains peuvent le laisser penser. Elle part du principe que si l'on met l'organisme en condition pour se défendre, l'organisme triomphe.

 

Naturopathe Diplômée de l'I.F.N., je vous accueille tous les jours sur rendez-vous, dans mon cabinet, à Villemoisson-sur-Orge en Essonne.

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Etre naturopathe ...

 

Etre naturopathe, ça consiste en quoi exactement ?

 

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Depuis plusieurs années que j'exerce ce beau métier, beaucoup m'ont demandée en quoi consistait exactement la profession de naturopathe et les études nécessaires pour s'y former.

De plus en plus plébiscitées, les thérapies alternatives ont le vent en poupe et depuis 2016, on assiste à un véritable engouement pour la naturopathie.

Aussi, quand j'ai reçu par email un questionnaire bien construit d'une personne envisageant sa reconversion, j'ai décidé d'en faire bénéficier le plus grand nombre.

Voici donc ci-dessous les réponses aux questions que peut-être vous vous posez ....

 

1.  En quoi consiste exactement ce travail ?

La naturopathie est une thérapie holistique qui vise à optimiser la santé et réactiver les processus d’auto-guérison de notre corps. Concrètement : Eduquer à une bonne hygiène de vie (alimentation, sport, gestion du stress, validation des apports en nutriments essentiels etc…) en analysant les mauvaises habitudes alimentaires ou autre du patient et en lui transmettant "ses" clefs pour améliorer sa santé. Le naturopathe transmet son savoir et explique au patient.

 

2.  Pouvez-vous me décrire une journée type ?

Une de mes journées types : Commence à 8h30/9h, rappels sms aux patients de leur rendez-vous dans les 2 à 3 prochains jours, gestion et remaniement du planning après consultation des emails et sms, rappels des personnes souhaitant un rendez-vous, consultations des emails, élaboration des compte-rendus de séances avec compléments d’informations, rédaction d’articles d’actualité, comptabilité, etc... Consultations à partir de 10h30 jusque 12h30-13h00 (en fonction du type de rendez-vous : bilan ou suivi). Reprise en début d’après-midi des consultations (si pas de consultation en début d'après-midi, reprise des activités du matin : compte-rendus, rédaction d'articles, lectures d'études etc.) pour finir souvent tard car les patients travaillent généralement et viennent en consultation après le travail. J'arrête généralement vers 20h00 mais il est arrivé que je termine plus tard...

 

3.  Quel est le niveau d'étude ou quelle est la formation nécessaire pour exercer ce métier ? Y a t-il une école mieux qu'une autre ?

Il existe beaucoup d’écoles car le créneau est porteur mais souvent elles sont « orientées » (un directeur d’école qui gère un «regroupement » de naturopathes par exemple ...). Pas de diplôme reconnu en France mais le droit d’exercer tant qu’on paie ses charges !… Vous pouvez même vous auto-proclamer naturopathe demain si vous le souhaitez ! (mais je vous le déconseille vivement !!!...).

 

4.  Y a t-il des connaissances spécifiques à maîtriser ?

Oui, il faut selon moi de bonnes connaissances d’anatomie et de physiologie. Les compléments alimentaires, les plantes et l’aromathérapie nécessitent de bien connaitre les interactions possibles (beaucoup de patients ont des traitements médicamenteux). Une bonne connaissance de la nutrition est indispensable ainsi que des notions de psychologie.

 

5.  Selon vous, quelles sont les qualités (ou traits de caractères) qu'il faut avoir ?

Il faut, je pense, être doté de bon sens, de confiance en soi et d’altruisme … Ce n’est pas un métier que l’on fait pour «l’argent» mais par passion  de « l’humain » comme je le dis souvent. Il faut avoir une bonne capacité d’écoute et travailler sa sensibilité car beaucoup de souffrance dans la parole de bon nombre de patients…

 

6.  Quelles sont vos conditions de travail (horaires, déplacements, travail seul ou en équipe, matériel à acheter, ...) ?

Personnellement, je travaille du lundi au vendredi, de 9h00à 20h00, les consultations se font de 10h30 à 20h00 avec une pause déjeuner d'une heure environ. Quelques déplacements très limités, généralement sur Villemoisson. Pas de matériel spécifique en ce qui me concerne si ce n’est un PC, un téléphone et un mètre de couturier pour les mensurations. Le reste se fait avec la tête ;-)

 

7.  Quels sont les points positifs et les inconvénients liés à votre métier ?

Les points positifs : Souplesse de l’emploi du temps, la valorisation par l’aide apportée, le côté diversifié (car il faut aussi s’occuper de sa propre communication, de sa comptabilité, et éventuellement de conférence, rédaction d’articles, etc.).

Les points négatifs : La difficulté, surtout au départ, à recevoir des personnes en grande souffrance morale, mais aussi des gens malades (maladies auto-immunes, cancers etc…) qui demandent beaucoup de temps en amont ne serait ce que pour vérifier les interactions. L’incivisme de certaines personnes qui ne viennent pas au rendez-vous ou vous décalent sans cesse pour de mauvaises raisons ou annulent à la dernière minute, ne laissant pas la possibilité de proposer le créneau à une autre personne...

 

8.  Quelle est la fourchette de salaire ?

Il faut compter environ 3 ans pour développer une « patientèle » et donc pouvoir prétendre à un salaire brut compris entre 1500 et 2500 euros bruts (il faut enlever environ 30 % de charge et le loyer du cabinet), en travaillant 30/35 heures par semaine (ce temps de travail comprend seulement les consultations et les compte-rendus envoyés). Mais tout dépend des tarifs pratiqués, du nombre de patients et du temps consacré à chacun. Personnellement je limite le nombre de patients par semaine car comme vous avez pu le constater, il y a pas mal de choses à faire à côté, et prêter une oreille attentive prend beaucoup d’énergie! Passer d'une histoire à une autre - la naturopathie est holistique- puise dans las capacités d'adaptation. Il faut aussi vérifier avec soin les recommandations adressées, pas question de commettre une erreur en recommandant quelque chose d’inadapté !

Le revenu augmente ensuite en fonction du nombre de patients (beaucoup d’installations de naturopathes ces dernières années), les compétences du praticien, et le nombre d’heures consacrées bien entendu ! Mais je ne suis pas certaine que tous les naturopathes travaillent à temps plein.

Enfin il faut prendre en compte les charges un peu plus de 24 % qui ne comprennent pas la location du local/cabinet ni les charges (eau, électricité...) ni les fournitures (papiers, encres ...).

 

9.  Quels conseils pourriez-vous me donner ?

La naturopathie est très en vogue et le nombre de naturopathe s’est multiplié particulièrement ces 3 dernières années. Aussi, il faut bien y réfléchir car c’est un investissement en temps et en énergie considérables. Ne comptez pas non plus tout de suite sur un "vrai" salaire et, en fonction de votre secteur et de vos compétences, peut-être un travail à mi-temps seulement.

 

Ce que Yuca ne vous dit pas ...

 

 

Scanner les aliments

 

Bons nombres de patients mais aussi beaucoup de mes proches me parlent avec intérêt et engouement de la très célèbre application "Yuca"....

Cette application gratuite est basée sur une base de données collaborative "Open Food Facts" et il est vrai que ces deux aspects vont dans le bon sens.

Mais en tant que naturopathe, je ne peux m'empêcher de penser à l'effet "pervers" de Yuca : elle pousse à consommer des aliments ultra-transformés en toute bonne conscience...

Car il faut être clair : si Yuca alerte bien sur plusieurs facteurs intéressants, elle n'en reste pas moins une application qui vous permet de faire un "choix" entre deux aliments transformés/ultra-transformés.

Quand vous achetez de la viande, des oeufs, des légumes et des fruits frais, vous n'avez pas besoin de scanner un code-barre, ce que vous consommez est "brut" et n''a subi aucune transformation.

Or, les aliments ultra-transformés, même sans additifs ou avec peu d'additifs sont délétères pour la santé.

Voici la classification NOVA  des aliments (INRA), en quatre groupes :

Aliments peu ou pas transformés (Groupe I) sont des aliments qui n'ont reçu aucun ajout d'exhausteur de goût ou conservateur tel que le sucre ou le sel. Des légumes frais ou simplement surgelés. Le riz ou autres céréales, les pâtes sèches sont également des aliments peu transformés.

Les ingrédients culinaires transformés (Groupe II) sont des aliments qui nous sont nécessaires dans la réalisation de nos plats "maison" telle que l'huile d'olive par exemple, que l'on aura obtenu par extraction ou encore la farine pour réaliser une pâte. Ils servent majoritaiement à préparer, assaisonner et cuire.

En revanche, dès lors qu'il y a adjonction (sel, sucre, ferments ...) ou extraction / raffinage,  l'aliment est transformé (Groupe III) :  Ce sont des aliments auquels on a ajouté des ingrédients du groupe II. Les conserves par exemple dans lesquelles on aura ajouté du sel, du sucre ou du vinaigre dans le but d'une meilleure conservation ou des aliments que l'on a cuit pour obtenir un autre aliment (le pain par exemple) ou encore qui ont subi une fermentation comme le yaourt nature.

La catégorie qui pose réellement problème est justement celle pour laquelle Yuca est beaucoup utilisé : les aliments ultra-transformés.

 

Aliments poisons repe rer les pie ges de notre alimentation

 

Ce sont des aliments qui ont été créés pour être prêts à consommer ou se conserver pendant très longtemps. Ils subissent des transformations industrielles : les sodas et boissons sucrées en font partie, de même que les nuggets de volaille ou de poisson, mais encore les yaourts aux fruits ou les crèmes desserts, les céréales du petit-déjeuner, les biscuits, les chips etc...

"tous produits transformés avec ajout de conservateurs autre que le sel (nitrites par exemple), ainsi que les produits alimentaires principalement ou entièrement constitués de sucre, de matières grasses et d'autres substances non utilisées dans les préparations culinaires telles que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés. Les procédés industriels comprennent par exemple l'hydrogénation, l'hydrolyse, l'extrusion, et le prétraitement par friture. Des colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants et d'autres additifs sont souvent ajoutés à ces produits." (INRA).

 

Le souci c'est également que cette application est générée par rapport à une base de données collaborative "open food facts".

Cette base de données a le mérite d'être indépendante mais elle peut comporter des erreurs, comme par exemple les crèmes desserts "pâturage" ci-dessous, classées groupe NOVA 1 alors qu'il s'agit d'un produit ultra-transformé.

https://fr.openfoodfacts.org/produit/3250391540334/creme-dessert-paturages

De même le "coca-cola sans sucre" écope d'un B sur le plan nutritionnel car il ne contient pas de sucre (mais d'un 4 en classification NOVA)! Quel est alors le message passé au consommateur ?

https://fr.openfoodfacts.org/produit/5449000053565/coca-cola-light

Ce que Yuca ne vous dit pas non plus, c'est l'index glycémique des aliments... En effet, seule la quantité de sucres rapides est prise en compte, ce qui induit fortement en erreur le consommateur.

L'index glycémique d'un aliment est la rapidité avec laquelle le sucre va être métabolisé par notre ogranisme. Ainsi des aliments contenant des "sucres lents" sont catégorisés comme peu sucrés et sont donc censés ne pas avoir d'effet sur votre glycémie... Si l'on regarde les "raviolis Panzani" dans la base de données de Yuca, on pourra constater que c'est un aliment ultra-transformé ce qui lui vaut un D en terme de classification NOVA, en revanche, l'intérêt nutritionnel écope d'un B elle aussi...

https://fr.openfoodfacts.org/produit/3038352880305/le-ravioli-pur-boeuf-panzani

Peu de sucre et peu de gras ? Je vous mets au défi de consommer régulièrement des raviolis! je doute fort que vous ne preniez pas de poids... Car ces pâtes de raviolis ont été prè-cuites et lorque vous les réchaufferez, elles se transformeront en sucre rapide, avec toutes les conséquences que cela impose (plus d'informations lors de ma conférence en octobre au Ludion, dans le cadre du "salon du bien-être").

Le Ravioli, Pur Bœuf - Produit

Aussi, avant de télécharger Yuca, pensez plutôt à regarder simplement le nombre d'ingrédients qui composent ce que vous souhaitez acheter : plus de cinq ingrédients, vous pouvez reposer votre produit sans même le scanner ;-)

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